Recherche en agroforesterie, à la ferme la Fabrique Végétale

© Clemence Monnet
Cette recherche est réalisée par Claire Bertrand, ingénieure en écologie microbienne et paysanne à la ferme la Fabrique Végétale.
Notre ferme La Fabrique Végétale est pionnière en agroforesterie dans la région. Elle mène différents projets de recherche en partenariat avec l’association Agrof ’île et est fortement soutenue pour ses pratiques et ses études scientifiques par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie.
Elle a vu ses pratiques agroforestières récompensées par le prix national du Concours Général Agricole de 2020. L’étude de terrain IMPACT a été réalisée dans cette ferme, où Claire mène un atelier de production de plantes à parfum, aromatiques et médicinales, de distillation d’huiles essentielles, de plantes séchées, d’hydrolats et d’eaux florales en parallèle de ses travaux de recherche.
Le projet IMPACT s’intéresse aux micro-organismes des sols, aux services qu’ils rendent, et à l’équilibre écologique induit entre arbres et cultures dans des systèmes agricoles à bas niveaux d’intrants.
Un extrait des conclusions de cette étude, pour vous mettre l’eau à la bouche…
Dix ans après implantation, les arbres agroforestiers ont marqué significativement les sols. En travaillant sur deux systèmes cultivés céréaliers franciliens, le projet a mis en évidence des effets de l’arbre sur les deux parcelles étudiées.
A ce stade, le projet IMPACT conforte plusieurs bénéfices de l’arbre pour le sol: un enrichissement du sol en matière organique, une amélioration de la qualité microbiologique du sol, et la libération de phosphore inorganique grâce une stimulation de l’activité enzymatique. Intégrer une diversité d’essences d’arbres permet également de favoriser différents réseaux mycorhiziens.
Ces observations amendent les études réalisées ailleurs dans le monde avec des résultats obtenus en systèmes agroforestiers de climat tempéré.
En conclusion, l’auteure de cette étude, Claire Bertrand, démontre que la transition agroécologique est complexe et nécessite des études de terrain. Ce qui permet de comprendre les conditions de mise en œuvre des nombreux services écosystémiques rendus par les pratiques agroécologiques, comme l’agroforesterie